SOS Racisme Loraine : un nouveau relais de proximité dans les Vosges dès la rentrée
Face à une demande croissante de soutiens juridiques et de sensibilisations, l’association SOS Racisme Lorraine muscle sa présence sur le territoire. Dès septembre prochain, un nouveau relais verra le jour dans les Vosges offrant des permanences régulières pour aider et accompagner les victimes de discriminations.
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Une présence nécessaire sur le terrain vosgien
L’ouverture de ce relais répond à une réalité de terrain constatée notamment pas Gauthier Pizzi, Président de SOS Racisme Lorraine
"J’ai reçu pas mal de sollicitations de parents d’élèves qui demandaient des conseils juridiques, de prévention ou de sensibilisation. C'est important qu’ils aient aujourd’hui un relais à proximité pour les aider au mieux."
À partir de la rentrée scolaire 2026-2027, des permanences seront donc ouvertes au public. Il n’y aura pas seulement de l’écoute et des échanges, mais un véritable soutien et accompagnement juridique pour toute personne étant victime de discriminations quelles qu'elles soient.
Un objectif de prévention et d’éducation
Au-delà de l’aide aux victimes, ce relais permettra davantage d’actions de sensibilisations, en premier lieu dans les milieux scolaires et sportifs. Une dimension pédagogique sur laquelle insiste Gauthier Pizzi :
"Dans un premier temps, on va s'attaquer au domaine de l'école. La jeunesse représente l'avenir. Et puis on continuera par les clubs sportifs, parce qu'on sait que le sport est un facteur de cohésion sociale. Cela nous permettra aussi de toucher un maximum de populations. On travaille beaucoup autour de projets de sensibilisation dans le sport, d'interventions auprès des jeunes, d'événements citoyens, ou encore d'ateliers participatifs sur les discriminations et le respect."
Une cohésion sociale et un apprentissage sur ce qu’est une discrimination et comment réagir face à cela dès le plus jeune âge.
« Sale noir », « sale arabe » : la banalisation de l’insulte en ligne
L’un des points les plus alarmants soulevés par Gauthier Pizzi concerne la déconnexion totale des jeunes face à la gravité de leurs propos sur Internet. Le nouveau relais vosgien aura pour mission de combattre cette "normalisation" de la haine.
« Aujourd’hui, sur les réseaux, on voit passer des "sale noir", des "sale arabe" de manière totalement décomplexée. Pour beaucoup de jeunes, ce sont devenus des mots lambda, des expressions presque banales qu'ils utilisent entre eux ou contre les autres sans réaliser la portée de leurs paroles », déplore le président de SOS Racisme Lorraine.
Il souligne que cette haine numérique est d'autant plus dangereuse qu'elle est perçue comme un jeu ou une simple habitude de langage, alors qu'elle constitue la base des discriminations quotidiennes. L'association rappelle que derrière ces écrans, les mots restent des agressions réelles.
Le témoignage de Gauthier Pizzi
Si l'engagement de Gauthier Pizzi est si ancré, c'est aussi parce qu'il a connu personnellement la violence du racisme. Lors de son interview avec la rédaction, il revient sur son agression marquante et comment son éducation l’a permis de réagir face à cela :
"J’étais devant un bar, et j'avais un verre en verre dans les mains. Quand je me suis fait agresser, ça m'a traversé l'esprit à un instant de me défendre avec le verre, en le cassant sur mon agresseur. Tout de suite, je me suis rétracté, car à partir du moment où je vais casser le verre, ça ne devient plus une agression, mais ça deviendra une bagarre et je savais que ce serait déjà très compliqué de pouvoir faire valoir mes droits. J'ai été formé à réagir comme cela. J'ai été éduqué de cette façon par mes parents qui m'ont dit que je risquais de subir du racisme. Ils m'ont préparé. Au sein de l'association, c'est aussi ça notre travail : préparer les gens et de les former à comment réagir face aux agressions racistes ou autres discriminations. Parfois, les gens attendent, subissent pendant très longtemps et finissent par banaliser ça en se disant : "bon, ça passera"."
Plus de 16 400 infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux
En 2025, plus de 16 400 infractions à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux ont été recensées en France selon le ministère de l’Intérieur.
Pour tout problème ou cyberharcèlement, vous pouvez appeler le numéro national de signalement, le 3018, 7 jours sur 7 de 9h à 23h. Il est gratuit, anonyme et confidentiel.
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