Stolpersteine : rendre hommage pour ne pas oublier une face sombre de l'Histoire
Ce mardi 5 mai a eu lieue l’inauguration des Stolpersteine pour rendre hommage à cinq familles juives d’Épinal qui ont été victimes du nazisme.
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Un hommage gravé dans le laiton
Les pierres sur lesquelles on trébuche. Les Stolpersteine sont des petits pavés de béton recouverts d'une plaque de laiton, imaginés par l'artiste allemand Gunter Demnig au début des années 1990. Scellés devant le dernier domicile connu des victimes du nazisme, ces mémoriaux ne sont pas de simples plaques.
Ils imposent un geste : celui de s'abaisser pour lire un nom, une date de naissance, un destin. Pour Alexandre Laumond, historien à l'origine du projet, l'enjeu est clair : « l’objectif est de comprendre, à travers les vies ordinaires des personnes que nous honorons, les mécanismes qui ont conduit à leur déportation et à leur extermination, fruits de décisions politiques et idéologiques ».
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Un projet pédagogique et citoyen
Ce projet est né d'une rencontre déterminante entre Bettina Rostel, professeure d'allemand désireuse de voir ces pierres installées à Épinal, et Alexandre Laumond, qui menait depuis plusieurs années des recherches approfondies sur les familles juives d’Épinal.
De cette synergie est née une initiative pédagogique et citoyenne d'envergure. L’historien a ainsi accompagné les élèves des lycées Louis Lapicque et Claude Gellée d’Épinal, ainsi que du lycée Jean-Baptiste Vuillaume de Mirecourt. Ensemble, ils ont enquêté sur le parcours de cinq familles spinaliennes.
Ce travail mémoriel sera prochainement accessible directement dans la rue : des QR codes placés à côté des Stolpersteine permettront d’écouter les récits dictés par les élèves, offrant ainsi une immersion sonore dans l’histoire de ces victimes de la Shoah.
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La force de l'engagement civil
La concrétisation de ce projet repose entièrement sur l'engagement civil. En l’absence de subventions, le financement a été assuré par une campagne de dons auprès du grand public. L’engouement a dépassé les attentes : l’objectif initial de 5 200 euros a été franchi avec un surplus de 12 %. Grâce à la générosité de 107 contributeurs, un montant total de 5 826 euros a été collecté, prouvant l'attachement de la population à ce travail de mémoire collective.
« Parmi les donateurs, on compte évidemment des membres des familles, mais aussi de nombreux citoyens qui ont considéré qu'il était de leur devoir de redonner une place à ces personnes », développe Alexandre Laumond.
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